"Naturellement tournée vers les autres"
Naturellement tournée vers les autres
De la danse afro-caribéenne - qu’elle pratique toujours - aux tchagui, il n’y a qu’un pas, ou presque. Après une petite douzaine d’années de taekwondo, Sophie Félicité s’est fait une jolie réputation. Celle d’une altruiste, naturellement tournée vers les autres, au service de la discipline, que ce soit avec sa tenue d’arbitre ou en tant que professeur dans son club de Villeneuve Saint-Georges (Val-de-Marne). Un petit côté hyperactive qui, quand on le relève, la fait sourire : « J’aime toucher à tout, j’en ai besoin, c’est comme ça que toute la famille s’est lancée dans le taekwondo en 2009, pour suivre nos fils Darren et Lawrence, avec Manuel, mon mari, qui est devenu le président du club. Après il faut être organisé, c’est sûr, explique cette aide-soignante aidant en réanimation chirurgie digestive à l’hôpital Henri Mondor de Créteil depuis vingt-deux ans, et en première ligne depuis un an face au Covid. Mon employeur me soutient depuis des années en aménageant mes horaires et en étant à l’écoute. Quant à moi, je n’aime pas baisser les bras, c’est mon tempérament ! »
Aller à la rencontre de ceux qui s’engagent
Cela va même au-delà quand on prend la responsabilité de faire avancer son sport. « Dans tout ce que je fais, je garde l’esprit de compétition. Aller plus loin pour les autres, c’est très motivant », s’amuse ce petit bout de femme de 43 ans à l’énergie débordante. Arbitre nationale, CQP en poche, qualifications body taekwondo et sport santé passées ces derniers mois, elle l’assure « il faut savoir rester humble. Montrer que l’on peut faire avancer les projets est la seule chose qui donne de la crédibilité.» Ce sera le sens de son engagement au sein du nouveau comité directeur jusqu’à Paris 2024. Un joli horizon. Présente dans la commission d’arbitrage avec Oriane Charaf et Denis Odjo, Sophie Félicité – un nom au sens littéral de « bonheur simple et durable ! – souhaite aussi s’impliquer dans les compétitions, les grands événements, le Para-Taekwondo et la commission DOM-TOM. « Je suis originaire de Martinique et j’ai envie de me rapprocher de ces problématiques. Mais quel que soit le sujet, quelle que soit la discipline aussi car je pense que nous devons être attentifs aux disciplines associées, notre équipe souhaite valoriser le patrimoine technique, les hommes et les femmes qui s’engagent. Pour cela, nous devons recréer de la proximité, communiquer mieux et davantage vis-à-vis des ligues, des comités, des clubs et des pratiquants. Cela devrait notamment nous amener à être régulièrement en déplacement pour aller à la rencontre des gens, comprendre leurs problématiques, leurs enjeux, bref travailler pour le collectif, en équipe, ce qui me motive tous les jours. » On ne se refait pas.
Espace Arbitrage