Fédération Française
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Haut Niveau /// Portrait

Julie Nguyen - Cette jeune fille n’attend pas

Lycéenne de quinze ans, Julie Nguyen a décroché le bronze aux derniers championnats d’Europe juniors. Une médaille qui renforce son ambition et l’occasion de mieux la connaître.
25 novembre 2021
 

Lycéenne de quinze ans, Julie Nguyen a décroché le bronze aux derniers championnats d’Europe juniors. Une médaille qui renforce son ambition et l’occasion de mieux la connaître. Prénom : Julie. Nom : Nguyen. Signe distinctif : apprend vite, très vite !

« Je suis tellement fière de mon équipe et contente d’avoir ramené cette médaille de bronze ! Avec Iris Ducos et Maysane Kamkasoumphou, nous avons montré que la France avait du niveau ! ». Julie Nguyen ne boude pas son plaisir à l’issue de ces championnats d’Europe juniors. La préparation était à la hauteur de l’enjeu, notamment durant l’ultime semaine de stage à Lyon. Deux entraînements par jour et une intensité différente de celle dont elle a l’habitude dans son club du Paris Taekwondo Élite. « La fatigue s’accumulait assez vite et il fallait répondre présent. Tout s’est enchaîné rapidement. Nous avons eu trois escales pour aller jusqu’en Bosnie, un entraînement le lendemain de notre arrivée pour se dégourdir les jambes puis c’était déjà mon tour de combattre. » Son terrain d’expression favori. « Sans pression, avant chaque combat, j’ai l’habitude de rester dans ma bulle, j’ai mon rythme. » « Nous avons élaboré ensemble un plan de bataille pour chacune de ses adversaires. Elle n’a peur de rien, même devant une fille nettement plus forte », contextualise Julien Fourtanier, son entraîneur au Paris Taekwondo Élite. « Julie peut vite monter le pied au visage et elle a un volume physique important. C’est ce qui fait sa force. Elle a remporté cette médaille avec brio », analyse Ludovic Vo, responsable de l’équipe de France jeunes. « J’ai fait ce que je savais faire. Je me suis focalisée sur mes combats et voilà le résultat », analyse pour sa part tranquillement Julie. Née dans la capitale, ce sont ses parents qui l’amènent pour la première fois sur un tapis à l’âge de quatre ans, au club Dojang dans le XIIIe arrondissement de Paris avec Laurent Morel. « C’était un club orienté sur les enfants, idéal pour nous apprendre à débuter. J’ai beaucoup apprécié mes premiers cours, j’avais trouvé ce qu’il me fallait », explique une jeune combattante qui a bien grandi depuis et s’entraîne désormais trois fois par semaine avec Julien Fourtanier. « Je n’ai jamais vu une personne aussi déterminée. C’est une jeune fille ouverte, travailleuse et qui apprend très vite », décrit ce dernier.

« Mon secret ? Je vais tout vous dire »

Des médailles qui s’accumulent, que ce soit au Luxembourg, à Varsovie, et championnats d’Europe cadets à Sarajevo, aux Open d’Hambourg, Eindhoven et Helsingborg la même année. « Mon secret ? Je vais tout vous dire (rires). Il n’y a qu’une seule personne pour qui je veux gagner des médailles… c’est mon chien Lookie, un Parson Russell terrier. Dès que j’en ramène une, je la lui mets autour du cou et je prends une photo avec lui en souvenir ». L’enfance est encore là, et une naïveté qui va avec, mais les ambitions sont déjà claires, affirmées. « Toutes les compétitions que je fais ne sont qu’une préparation pour les Jeux olympiques, c’est l’objectif. » Un sentiment partagé par son entraîneur : « On prend les championnats comme des test-matches pour les prochains Jeux auxquels Julie pourrait participer (elle aura dix-sept ans, NDLR). C’est un escalier, et la dernière marche sera Paris 2024 ». Certains regards, d’ici là, compteront forcément plus que d’autres à commencer par ceux de ses parents dont elle est très proche. « Ma référence, être avec eux avant m’aide énormément. Quand ils ne sont pas avec moi, je suis déstabilisée, je perds de la motivation. J’aurais besoin de mes parents jusqu’au bout. » Elle peut compter sur eux et n’a pas fini de grandir.