Fédération Française
de Taekwondo
et Disciplines
Associées.
Haut Niveau /// Jeux Paralympiques

Djelika Diallo, vice championne paralympique !

Quelle finale ! La médaillée mondiale 2021 et championne du monde 2023 brésilienne était sans aucun doute la favorite de cette finale olympique.
30 août 2024
 

Mais Ana Carolina Silva de Moura savait aussi que Djelika Diallo avait des jambes de feu aujourd’hui, bien décidée à aller chercher l’or, ce qui lisait sur son visage alors qu’elle descendait déterminée les marches du Grand Palais. Et le début de combat ne trompait pas : une première pénalité lançait la Brésilienne, aussi diabolique sur sa jambe avant, la droite, que sur sa jambe gauche qui n’avait qu’un objectif : fouetter le plastron adverse. C’est d’ailleurs elle qui mettait le premier coup de pied pour mener 3-0. Mais la Française restait calme et l’amenait à la faute, avant de lui placer un coup de pied magistral pour revenir à trois partout et faire gronder tout le public. Oui, il fallait y croire. Djelika Diallo laissait ainsi l’impression de peser physiquement sur la Brésilienne alors qu’on venait de passer la mi-combat et, dans un coup de pied quasi simultané, le score montait à 5-5 ! Un temps mort pour faire redescendre un peu toute cette effervescence ? Pas vraiment. La vice championne d’Europe lançait une attaque venue de loin, malheureusement contrée dans le temps : 5-7, à une minute trente de la fin du combat, tout était encore possible évidemment, mais la jambe avant de la Brésilienne allait jaillir pour porter le tableau de marque à 9-5. Dès lors, la Française devait se livrer… avec le risque de s’exposer face à cette adversaire au tchagui réglé comme une arme de précision. 5-11, puis 5-12, Djelika Diallo lançait toutes ses forces dans la bataille et revenait à 7-12, mais la Brésilienne contrôlait magnifiquement jusqu’au bout. Pas d’or, mais quelle journée et quelle magnifique copie en termes d’engagement de Djelika Diallo qui, à 19 ans, est déjà vice championne olympique. Énorme ! La Brésilienne ne s’y trompait d’ailleurs pas en proposant de partager le tour d’honneur à sa cadette de neuf ans. Le présent est superbe, et l’avenir lui appartient.