Fédération Française
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et Disciplines
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Compétition /// France Poomsae

Ce qu’il faut retenir des Championnats de France Poomsae 2025

Entre confirmations, révélations et une “quête de gloire” toujours en marche. Les Championnats de France Poomsae 2025 ont offert un spectacle à la hauteur de l’événement. Sur le tapis, les favoris ont défendu leur "titre" avec panache, tandis que de nouveaux visages ont émergé, portés par une envie de bousculer l’ordre établi. 
5 mai 2025
 

Entre confirmations, révélations et une “quête de gloire” toujours en marche. Les Championnats de France Poomsae 2025 ont offert un spectacle à la hauteur de l’événement. Sur le tapis, les favoris ont défendu leur "titre" avec panache, tandis que de nouveaux visages ont émergé, portés par une envie de bousculer l’ordre établi. 

Les Indestructibles

Quand les piliers tiennent leur rang

Parmi les médaillés qui semblent résister à l’épreuve du temps, on retrouve plusieurs des figures phares du Poomsae français. Pierre Malo Tranchant, Alexis Mehrmann, Céline Hery, ou encore Kymani Noubou ont confirmé leur statut. À l’image de véritables Gladiateurs, ces athlètes confirment année après année qu’ils savent se réinventer pour rester au sommet. Mais derrière eux, la "Revanche d’un champion" se prépare. En fait, certaines confrontations ont rebattu les cartes. C’est le cas chez les juniors garçons : "Tim Voilard, champion d’Europe en titre, s’est fait battre par Drexl Kubicki. C’est la loi du sport, mais c’est aussi très encourageant, ça montre que la concurrence est de qualité", souligne Swann Bejm, Directrice du Haut Niveau. La compétition a en effet mis en lumière une vraie densité chez les juniors garçons, avec des prestations solides d’Elliot Nguyen, Corentin Victorine ou celles de Drexl Kubicki, que Swann qualifie de "très prometteurs dans leur capacité à s’approprier l’espace et à projeter une vraie énergie sur l’aire".

Si le tableau junior garçons a particulièrement impressionné par sa densité, les filles ont apporté leur lot de satisfactions. Romane Soukhotine (vice-championne d’Europe) continue son ascension avec régularité. D’autres ont marqué par leur style et leur potentiel malgré encore un léger décalage avec les exigences du très haut niveau. "Il y a de la grâce, de l’élégance, mais il faut maintenant aller chercher plus loin dans la dimension physique en augmentant le relâchement, l’accélération, et l’impact."

Kubicki, Nguyen, Victorino, Soukhotine : autant de noms qui composent déjà une relève crédible, bien décidée à écrire leur propre Histoire sans fin.

Ensemble, c’est tout

La montée en puissance des formats collectifs

Ce championnat aura mis en lumière une évolution très marquée : la structuration des équipes. Les paires et trios, notamment masculins, affichent une belle cohésion. Le trio -30 ans hommes incarne cette dynamique nouvelle : aligner les performances collectives devient un levier pour "Relever le défi". "On sent que les athlètes deviennent acteurs de leur projet. Ils jouent le jeu du collectif, ce qui fait monter le niveau général. Certains trios alignent médailles européennes et nationales, et ça crée une vraie culture de la performance en équipe." 

Mission : Élévation

Ce qu’il reste à construire

Malgré ces signaux positifs, le chemin vers le niveau mondial reste semé de défis. L’un des plus évidents : les conditions d’entraînement. "Aujourd’hui, pour rivaliser avec les meilleures nations, il faut des conditions dignes du haut niveau, avec un volume quotidien, voire biquotidien. Le fossé est encore trop grand", souligne Swann Bejm.
Autre axe de progression : le freestyle. S’il séduit, le niveau reste encore éloigné des standards internationaux. Il faudra, selon la responsable, "développer une culture du freestyle, avec de vrais partenariats – par exemple avec des clubs de gym. Il y a des exigences spécifiques, comme la maîtrise d’un coup de pied intégré à une acrobatie, qui ne sont pas encore systématiquement maîtrisées."

Les gardiens

L’énergie intacte de nos vétérans

Ils ont traversé les décennies avec le dobok comme seconde peau. À chaque championnat, des Farid Begag,Ngoc Thanh N’Guyen, Michel Carron, Guy Friess, Roger Piarulli ou Corinne Lionne, Mireille Aunac ou Sybille Forca nous rappellent que la passion du Poomsae ne connaît pas de relâche. Ces figures emblématiques foulent encore les tapis avec un plaisir non dissimulé, un goût du challenge intact, et une volonté de progresser qui inspire. Ils se challengent, s’encouragent, vibrent encore à l’appel de leur nom : comme des cadets, avec l’expérience en plus. Leur présence donne au mot sport toute sa noblesse, faite de transmission, d’engagement et de joie partagée. Merci !

L’harmonie du jugement

Les juges, artisans discrets d’un haut niveau exigeant

Sans eux, rien ne serait possible. Les juges ont une nouvelle fois fait preuve de rigueur, de patience et de professionnalisme tout au long de la journée. Leur engagement est à saluer. Mention spéciale aux femmes juges, dont la présence reste encore trop rare. Elles apportent pourtant un regard différent, une sensibilité précieuse à une discipline où la lecture du mouvement exige finesse et nuance. Un champ à encourager pour l’avenir.

La La Land

Une ambiance, une promesse, un avenir

Cette édition 2025, a rappelé combien le Taekwondo peut être à la fois rigoureux et vibrant. "L’intensité était là. On a vu quelques surprises, des révélations, une vraie envie des athlètes de s’engager dans des formats variés. Il y a une base solide, il faut maintenant structurer et développer l’environnement pour franchir un cap." Car après tout, Le Meilleur reste à venir.

Résultats 2025

Photos : Serge Signore / Plus de photos sur nos réseaux sociaux