Un jour sans pour les Français
Texte : Olivier Remy // Photos : Amandine Lauriol
Tout s’enclenchait plutôt bien pour l’équipe de France ce samedi dès 9h. En effet, si Inès Mehnana (-67kg) ne parvenait pas à s’imposer face à l’Espagnole Moreno, une athlète en haut du classement de la catégorie des -67kg, les six autres Français du jour passaient leur premier tour, suscitant beaucoup de bruit et d’encouragements descendus des travées du Palais des Sports Marcel Cerdan. Les frissons venaient notamment de Souleyman Alaphilippe (-68kg), intenable sur son premier round expédié 16-0 face au Croate Crep, alors que Théo Lucien (-68kg) enchaînait sur le tapis opposé en arrachant son premier tour face à l’Australien Summerfield dans les ultimes secondes du troisième round. Manissa Lakehal-Rollings gagnait aussi, comme Kanelya Karabin, dans cette même catégorie des -57kg, et le médaillé olympique Cyrian Ravet balançait un superbe dollyo tchagui pour conclure son premier tour. Dans la foulée, Magda Wiet-Hénin (-67kg) sortait avec le sourire et visiblement beaucoup de plaisir. Pas une copie parfaite, loin de là, mais une belle impression de densité et de combativité. La suite ? Un enchaînement de défaites en moins d’une heure avec, pour effet, qu’aucun des six n’allait rallier les quarts. La soupe à la grimace pour cette équipe de France qui pouvait pourtant compter sur un stade tout acquis à sa cause.

Deux dernières chances de médailles ce dimanche
C’est d’abord Kanelya Karabin qui s’inclinait face à la championne du monde 2025 et numéro 1 mondiale, Maria Clara Pacheco, puis Manissa Lakehal-Rollings qui avait aussi un gros morceau avec Nahid Kiyanichandeh, championne du monde 2023 et vice championne olympique 2024. Une grande combattante que la Française bousculait pourtant dans un premier round qu’elle emportait, avant de subir le rythme de l’Iranienne. Deux de chute en quelques minutes… et bientôt trois avec la défaite de Souleyman Alaphilippe. Toujours spectaculaire, plein de taekwondo dans les jambes, le Français était battu par le Hongrois Omar Gergely Salim, lequel venait le priver de quart sur le gong du deuxième round. Quant à Théo Lucien, alors qu’il avait emporté son premier round intelligemment face au médaillé mondial 2022, le Jordanien Alhalawani, et qu’on le voyait bien faire la perf’, il s’écroulait, en fin de deuxième round : le genou gauche sérieusement touché, il ne pouvait pas reprendre le combat. Terrible. Il restait deux soldats, deux cartes à jouer : Magda Wiet-Hénin et Cyrian Ravet. Les espoirs français allaient pourtant tourner court en ce début d’après-midi : Magda Wiet-Hénin était battue en deux petits rounds par l’Équatorienne de 23 ans, Mell Mina, 7e mondiale. Tout reposait donc sur Cyrian Ravet… Opposé au Brésilien Edival Pontes, 6e mondial, le médaillé olympique de Paris ne pouvait que mesurer ce qui le sépare encore des meilleurs de cette catégorie des -68kg. Il était battu en deux rounds sans réponse suffisante au taekwondo du Sud-Américain. Douche froide, coup de bambou… Peu importe l’expression, la journée était ratée et le compteur reste bloqué à zéro. Il reste une journée pour retrouver le sourire, ce dimanche avec Mah Fofana en -49kg et Ayman Barry en -80kg.




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